Les plaidoiries des élèves :

défendre des convictions par l’argumentation

Des élèves de l’ensemble scolaire ont participé aux deux concours de plaidoiries, l’un destiné aux lycéens, l’autre aux collégiens de 4e et 3e. Plus que de l’éloquence où la question est de s’exprimer habilement pour émouvoir, l’ambition d’une plaidoirie est d’embrasser une cause et d’argumenter pour ramener à soi les avis des interlocuteurs. Il faut donc de la conviction, de la maîtrise du thème et un réel travail sur l’oralité. En somme, il s’agit d’un excellent exercice pour se préparer à l’expression orale et d’un éveil à l’engagement dans le débat citoyen.

Concours de plaidoirie des lycéens

 

Le concours

 

Les candidat(e)s doivent prononcer une plaidoirie illustrant une situation d’atteinte aux droits de l’homme. Le sujet de la plaidoirie doit être librement choisi par le lycéen et ne pas résulter d’un travail de l’ensemble de la classe ou du lycée. La plaidoirie doit porter sur une cause concrète et d’actualité. Elle doit obligatoirement s’appuyer sur un ou plusieurs cas particulier(s) concernant une (ou des) personne(s) persécutée(s).

Cathelle a choisi d’évoquer les enjeux de l’accès à l’eau. Elle traite notamment des difficultés des femmes face à la quête de l’eau et à l’hygiène, l’accès aux toilettes notamment. 

Portée par un texte engagé et convaincant, elle obtient la 3e place du concours régional le 4 décembre 2019. 

 

 Extrait du texte engagé

 

 « Mona est une jeune indienne de 13 ans qui vit à Dehli.

 

Chaque jour elle se retient au maximum de boire, comme si c’était une faute, un délit.

 

Elle n’a qu’une seule peur, qui la ronge au quotidien

 

Mona est effrayée d’aller faire ses besoins

 

L’accès aux toilettes est un véritable fléau dans certains pays, Mona qui pourrait être moi, n’est qu’un simple exemple parmi 4.5 milliards de personnes n’ayant pas d’accès à de véritables toilettes.

 

Cette insuffisance est dramatique, et savez-vous de quoi Mona a peur ? Pourquoi elle ne se rend qu’avec un groupe de femmes soit tôt le matin, soit tard le soir faire ses besoins ? Mona se sent vulnérable, en danger. Elle ne veut pas être sujet de remarques obscènes, d’agression, voire de harcèlement sexuel. Elle en est consciente, elle sait que d’autres en ont été victimes, elle veut simplement se protéger ».

Concours des collégiens « 180 secondes pour les droits de l’homme »

 

Les élèves de 4e et de 3e ont 180 secondes, face caméra, plan fixe, sans montage, pour convaincre d’une situation d’atteinte aux droits humains. Ce concours n’a que quelques années mais remporte déjà un succès important avec 450 vidéos transmises cette année au jury après des pré-sélections dans les établissements. Organisé par le Mémorial de la Paix de Caen, « 180 secondes pour les droits de l’homme » est en quelque sorte le petit frère du concours de plaidoirie des lycéens.

Anaëlle et Louna s’indignent de ce qu’elles considèrent être une double peine aux États-Unis : être femme et être noire. A travers des témoignages bouleversants, elles défendent les victimes et en appellent à l’empathie.

Clara et Ambre dénoncent le harcèlement de rue qui empoisonne le quotidien de nombreuses filles et femmes. Chiffres à l’appui, elles démontrent l’ampleur d’un phénomène inacceptable.